La Bibliothèque "Lire à Saultain" invite Marie-Pierre GUILLET-CHEVAL et Michel-René BOUCHAIN

Solant de Michel-René BOUCHAIN

A propos : L'après-guerre. Un petit village du nord de la France. La vision d'un gamin sur le monde. Un « solant » comme dit sa marraine, pour le taquiner.Dans ce roman s'entremêlent les inquiétudes de l'enfant au seuil de cet âge adulte qu'il appréhende, la magie naïve des jeunes années qu'il doit abandonner et les évènements contemporains qui le cernent.Pèse également autour de lui l'histoire récente, une après-guerre riche en révolutions : économique, sociale, politique... mais qui traîne également avec elle rancune, sentiment d'injustice et frustration.Trop d'actes odieux sont restés impunis. On a voulu oublier, on a fermé les yeux, par intérêt, réconciliation hâtive ou complicité mais une série de disparitions violentes, inexpliquées, va bouleverser ce petit monde apparemment paisible.Car l'héroïne principale de cet ouvrage est à coup sûr la vengeance, assumée et distillée peu à peu, au-travers d'une intrigue policière subtilement menée. Ce sera également le parcours initiatique d'un enfant comme les autres, témoin candide de ces évènements.

Une vie à vol d'oiseau : d'Aulnoy à Salin-de-Giraud de Mairie-Pierre GUILLET-CHEVAL

A propos : Insidieusement, un air âcre planait autour de nous, chargé d'exhalaisons malodorantes et humides. L'impression immonde qu'un épais sac de toile de jute sur nos têtes emballées nous étouffait à petit feu. Sous la pression de cette chape de plomb suffocante, angoissées devant ce spectacle de désespoir, nous avions le sifflet coupé. Une boule dans la gorge nous atrophiait les cordes vocales. Nous ne plaisantions ni ne parlions, grelottant malgré la chaleur étouffante, désaxées dans ce désert d'âmes vagabondes. Jamais l'étang du « fantôme de Cornélius » n'avait si bien porté son nom, une ondulation légère soulevait à peine le niveau de sa vase impure. À tout moment, des sagnes et joncs, nous nous attendions à voir surgir les quatre cavaliers de l'Apocalypse, au jour du jugement dernier, selon la prophétie. Ou encore des trolls, des gobelins suivis de belliqueux korrigans, en veux-tu en voilà... Le malin petit peuple des lutins dont il nous semblait percevoir les lamentations et les sanglots. Sitôt remise de mes émotions, c'est la surprise ! Et pas une demi-surprise...